Municipales 2008

Municipales en Lorraine et Européens

Enquête des Jeunes Européens - Lorraine

, par Les Jeunes Européens - Lorraine

Municipales en Lorraine et Européens

Dans le cadre des élections municipales, les Jeunes Européens - Lorraine ont envoyés six questions aux candidats des villes de Metz, Nancy, Epinal et Bar-le-duc. Suite à une élection présidentielle où les questions européennes ont été esquivées, il était de notre devoir d’interpeler les candidats aux municipales.

A l’heure où nous écrivons ces lignes, seulement trois candidats ont pris le temps de répondre à nos questions. La première réponse reçue fut celle de Nathalie Griesbeck, candidate MoDem à la ville de Metz, et la seconde provenant d’André Rossinot, candidat UMP à la ville de Nancy. La dernière vient de Dominique Gros, candidat PS à la mairie de Metz.

Le manque de réactivité des candidats est une des preuves de la non maîtrise du sujet européen est mal maîtrisé par nos élus. Même si nous n’avons pas le retour de tous les candidats, nous avons fait le choix de publier ceux qui nous avaient répondu. Il s’agit de prétendants issus de trois des grosses formations politiques de notre pays : le MoDem, l’UMP et le PS.

Les Jeunes Européens - Lorraine : Quelles sont vos positions concernant la ratification du traité de Lisbonne ?

Nathalie Griesbeck, « La compétence et le coeur en plus » - MoDem : Comme vous le savez, j’ai soutenu avec force en 2005 la proposition de traité portant constitution européenne et regrette vivement le résultat négatif du référendum français.

Face à cette réalité, la position que j’ai toujours soutenue visait à défendre le principe selon lequel « seul le Peuple peut défaire ce qu’il a préalablement décidé ». J’ai donc soutenu la position de François Bayrou qui, lors de la campagne présidentielle, s’était engagé à négocier un nouveau traité et à organiser, s’il était élu, un référendum pour que les citoyens puissent exprimer leur volonté.

Or, le Peuple français a décidé de porter à la Présidence de notre pays un candidat qui avait expliqué, lors de la campagne électorale, qu’il ne ferait pas recours au référendum et procèderait à la ratification du traité par l’Assemblée nationale. Qui plus est, les Français ont accordé, lors des élections législatives qui ont suivi quelques semaines plus tard, une majorité pléthorique aux conservateurs de notre pays qui soutiennent la position du président de la République. Par ce plébiscite réitéré à deux reprises, les Français ont accepté de recourir à la démocratie représentative pour décider du sort à donner à la nouvelle proposition de traité. Les Français ont décidé de confier le choix à leurs élus nationaux.

Les raisons qui ont conduit les Français à refuser le projet de traité constitutionnel en 2005 sont tellement nombreuses, et souvent sans lien véritable avec la nature du texte proposé, qu’elles en sont devenues inaudibles. S’il est possible d’émettre des hypothèses sur ces raisons, il est en revanche impossible de faire une analyse rationnelle systémique de ce que les Français ont souhaité exprimer.

Je tiens également à vous rappeler qu´il n’appartient pas au Parlement européen de ratifier le traité mais aux États membres. La semaine dernière, le Parlement européen a néanmoins souhaité rendre un avis sur le traité de Lisbonne. Je me suis alors exprimé en conscience, dans le cadre des prérogatives que m’ont confiées les citoyens de la circonscription Grand Est et j’ai apporté mon soutien au texte présenté.

Je considère, en effet, que le Traité de Lisbonne nous permet de sortir d’une des crises politiques les plus importantes que l’Union européenne ait connues. Il est le fruit de négociations qui ont permis un grand nombre d’avancées dans un contexte difficile où l’ensemble des Etats membres s’étaient pourtant montrés frileux à accepter des normes contraignantes en terme de droits fondamentaux, d’un renforcement des droits des citoyens à agir devant la Cour de justice et par le biais du droit d’initiative populaire. Le traité de Lisbonne accorde également plus de pouvoir au Parlement européen qui représente directement les citoyens et répond politiquement devant eux. Il instaure des mécanismes qui permettront plus de lisibilité dans le fonctionnement de l’Union européenne et facilitera les procédures de prise de décision notamment au sein du Conseil.

J’invite vos lecteurs à lire le document suivant dont le rédacteur Andrew Duff, membre du groupe de l’Alliance des Démocrates des Libéraux pour l’Europe (ADLE) au sein duquel je siège avec mes collègues du Mouvement Démocrate, fut l’un des représentants du Parlement européen au sein de la Convention qui a rédigé le Traité de Lisbonne.

Vous pouvez également trouver sous le lien suivant un résumé du rapport voté par le Parlement européen la semaine dernière.

André Rossinot, « Nancy Passions » - Majorité présidentielle : Tout d’abord je tiens à vous dire que nous sommes pour et vous rappelle qu’en 2005, Nancy a voté OUI à 60% au réferendum. La ratification du Traité de Lisbonne est donc une étape importante, après les Traités de Maastricht, d’Amsterdam et de Nice.

Comme vous le savez, du fait des non néerlandais et français au référendum du 29 mai 2005 sur le projet de traité constitutionnel, l’Europe était en panne. Désormais, elle repart d’un bon pied, avec une influence française marquée dont ce texte est le reflet. C’est de bon augure, à quelques mois de la présidence française de l’Union européenne.

Dominique Gros, « Ensemble pour l’avenir de Metz » - Parti Socialiste : Favorables.

Les Jeunes Européens - Lorraine : Quelles sont les actions que vous comptez mener en faveur de la citoyenneté européenne et de la sensibilisation de vos administrés aux institutions européennes ?

Nathalie Griesbeck, « La compétence et le coeur en plus » - MoDem : Il me parait essentiel que les citoyens s’approprient véritablement le destin de l’Union européenne, cet espace fort de près d’un demi milliard de citoyens. Dans le monde actuel, la France représente moins de 1% de la population mondiale. Il est évident que nous ne pouvons défendre seuls face aux grands défis de demain d’ordres économiques, sociaux ou liés à la sécurité interne et externe de notre espace de vie.

Pour que cette citoyenneté européenne émerge véritablement, que ce sentiment d’appartenance à un destin collectif soit réalité, il faut dépasser les simples déclarations de politique générale. Il faut, avant toutes choses, placer l’Europe au coeur de la vie des citoyens. Il convient en tout premier lieu de valoriser les nombreuses réalisations et actions soutenues et cofinancées par l’Union européenne. Qu’il s’agisse du cofinancement du TGV Est, du soutien aux actions de lutte contre les discriminations, d’isolation thermique, de production d’énergie renouvelable ou encore des applications du système satellite Galileo, la solidarité du peuple européen qui s’exprime au travers de ces différentes politiques doit être visible au travers de panneaux, de prospectus, et par la présence des représentants de l’Europe pour expliquer ce qui a été réalisé et pourquoi.

Au delà de ces grandes réalisations, les collectivités locales doivent initier et appuyer toutes les actions citoyennes permettant, au sein même des différents quartiers de la ville et auprès de tous les citoyens, de valoriser les initiatives des milieux associatifs mettant en valeur les différentes cultures régionales de l’Union européenne. Il convient de partager ensemble les expériences que vivent nos concitoyens à l’occasion de leurs voyages, études, travaux, recherches, rencontres sportives, échanges culturelles...

André Rossinot, "Nancy Passions" - Majorité présidentielle : Nous sommes très attachés à ce point. Par exemple, dans un passé très récent, les 20 ans d’ERASMUS ou encore les 50 ans du Traité de Rome, nous ont déjà mobilisés. Pour les années qui viennent, j’ai souhaité créer un Prix récompensant la meilleure initiative européenne de la jeunesse à Nancy. Il s’agit vraiment de dire à la jeunesse nancéienne qu’elle est la « génération Europe ».

J’ai aussi l’intention – en lien avec nos deux villes jumelées, Karlsruhe et Lublin – d’organiser un « Sommet des jeunes », dans l’esprit des Rencontres du Triangle de Weimar, pour en perpétuer l’esprit. Notre politique culturelle, à travers aussi bien ses institutions et leurs programmation, qu’à travers ses grands évènements (ex : Livre sur la Place) poursuit cet objectif d’une sensibilisation aux enjeux européens. Enfin, le drapeau européen sera hissé en permanence sur l’Hôtel de Ville à coté du drapeau national.

Dominique Gros, « Ensemble pour l’avenir de Metz » - Parti Socialiste : Conférences et interventions dans les écoles primaires. Visite systématique des institutions européennes pour toutes les classes (Luxembourg ou Strasbourg) Apprentissage des langues et de la culture renforcés dans ces mêmes écoles. Relance de jumelages européens. Création d’une maison du chercheur et de l’étudiant européen. Campagne d’information et d’incitation à l’inscription sur les listes municipales pour ces élections.

Les Jeunes Européens - Lorraine : Le 9 mai, les européens célèbrent leur union. Que symbolise pour vous cet évènement ? Et quelles sont les manifestations que vous avez mis en place ou comptez mettre en place pour célébrer cette grande fête européenne ?

Nathalie Griesbeck, « La compétence et le coeur en plus » - MoDem : Alors que le 8 mai marque la victoire de la résistance contre l’oppression et célèbre la victoire d’un camp contre un autre, le 9 mai 1945 marque le 1er jour de paix retrouvé. Le 9 mai est donc un jour très important pour l’ensemble du peuple européen. Hasard du calendrier ou choix délibéré des pères fondateurs de l’Europe, le 9 mai fut également choisi pour organiser la cérémonie du salon de l’horloge où Robert Schuman y prononça le discours qui lança le projet de Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA) en 1950.

Je suis personnellement très attachée à cette date que je commémore depuis plusieurs années, accompagnée de nombreuses personnes, par une marche sur les hauteurs de Scy-Chazelle, patrie de Robert Schuman. Je pense que ces moments importants de l’histoire doivent être commémorés en tenant compte de l’évolution du monde contemporain. Aussi, je m’applique à ce que les couleurs de l’Europe soient également présentes lors des cérémonies militaires du 8 mai. Tout en gardant un oeil attentif sur les drames historiques qu’a connus notre continent, il nous faut maintenant regarder vers l’avant et construire le monde de demain.

A l’image de la porte-ouverte organisée chaque année au Parlement européen de Strasbourg, où j’ai l’habitude d’intervenir devant les quelques 20 000 visiteurs, je pense que la ville de Metz doit également marquer cette journée par l’organisation d’une grande manifestation festive populaire.

André Rossinot, "Nancy Passions" - Majorité présidentielle : La déclaration de Robert Schuman, ce grand européen avec Jean Monnet, en date du 9 mai 1950, est vraiment l’acte fondateur d’une Europe des citoyens. Vous savez que la Ville de Nancy a mis en place, depuis 2002, le « Mois de Mai, Mois de l’Europe », en partenariat avec tous ceux qui, au sein du milieu culturel, du monde universitaire et du tissu associatif, prennent des initiatives en la matière.

Je me réjouis de l’initiative des Jeunes Européens de Lorraine qui auront leur stand Place Maginot, pour aller ou devant du grand public et ainsi contribuer à faire vivre Nancy à l’heure européenne. En coordonnant un certain nombre d’initiatives, en leur donnant une lisibilité plus forte, la Ville joue un rôle de « facilitateur » et aussi d’organisateur, sans se substituer aux acteurs locaux. Il y a là une répartition des compétences et un partage des rôles qui donnent satisfaction à l’ensemble des parties prenantes.

Dominique Gros, « Ensemble pour l’avenir de Metz » - Parti Socialiste : Invitation ce jour des partenaires luxembourgeois et sarrois à une grande fête de l’Europe à la mairie. Cet événement symbolisant la construction de l’Europe l’amitié des peuples et le développement d’une politique commune.

Les Jeunes Européens - Lorraine : Comment comptez vous développer les échanges culturels au sein de votre municipalité durant ce mandat ? (jumelage, organisation, de rencontres avec les partenaires de la Grande région, échanges scolaires, aide au développement du multilinguisme etc.)

Nathalie Griesbeck, « La compétence et le coeur en plus » - MoDem : Je m’efforce, en tant que député européen, d’accueillir le maximum de citoyens au Parlement européen pour qu’ils comprennent mieux le fonctionnement de l’Union européenne, c’est à dire comment et pourquoi les décisions sont prises en leur nom. J’ai d’ailleurs fêté dernièrement mon 6 000ème invité.

Pour autant, ces actions, aussi importantes soient-elles, ne suffisent pas. Il est essentiel que les citoyens se rendent compte chez eux, dans leurs quartiers, de ce que l’Europe signifie au quotidien. Je crois que vos exemples illustrent à eux seuls l’éventail des outils mis à disposition des collectivités locales pour placer l’Europe au coeur du quotidien des citoyens.

L’Europe co-finance en ce sens de très nombreux programmes : Erasmus, Euroscola, Leonardo Da Vinci, Programme culture, Jeunesse en action, Jumelages de villes... Il est important de le faire savoir au niveau local. La ville doit se doter d’un Service performant pour les relations internationales et européennes qui accompagne les porteurs de ces projets de jumelages, d’échanges, d’organisation de café discussions linguistiques, de soutien aux partenariats culturels, sportifs, économiques...

André Rossinot, « Nancy Passions » - Majorité présidentielle : Cela prend plusieurs formes : d’abord, la poursuite et l’intensification de nos relations de jumelage (ainsi, en 2008, le 20ème anniversaire du jumelage avec Lublin, et, en 2009, le 45ème avec Padoue, dans la perspective du grand événement prévu en 2012 autour de la Renaissance) ; ensuite, notre participation active à un certain nombre de réseaux d’excellence : je pense au Réseau Européen Art Nouveau Network, mais aussi à Eurocités, à l’Institut de la Grande Région, à Euregio et à l’Association des Musées de la Grande Région.

La Ville de Nancy entend aussi continuer à favoriser les contacts, les partenariats et les appariements entre les établissements scolaires de Nancy et ceux de ses villes jumelées, pour favoriser l’apprentissage de la langue du voisin, avec notamment l’aide et le concours du Goethe Institut.

Il est très important que ces relations européennes portent à la fois sur la vie quotidienne des habitants et aussi autour de projets partagés dans tous les domaines (économiques, culturels, universitaires, sociaux… Nancy a, vous le savez, obtenu en 2004, de la part de la Commission européenne, une distinction convoitée : les Etoiles d’or du Jumelage. De ce point de vue, 2009 va être une date importante : pour Nancy, ce sera le 40ème anniversaire de l’année 1969 où nous avions été, avec Karlsruhe, co-lauréat du Prix de l’Europe. Ce sera aussi, bien sûr, l’année des élections au Parlement européen.

Dominique Gros, « Ensemble pour l’avenir de Metz » - Parti Socialiste : Outre les réponses déjà faites à la question numéro 2. L’accueil systèmatique des étudiants étrangers en gare ainsi qu’une attention particulière à leur logement et àleur insertion culturelle sera un point essentiel de notre politique. De même les travailleurs étrangers recevront une attention particulière pour permettre la bonne insertion notamment de leurs familles (enfants et conjoints) par la création d’un bureau spécifique au sein de la mairie.

Les Jeunes Européens - Lorraine : Les citoyens européens non nationaux sont une composante de votre électorat. Quelles sont les mesures d’accueil au sein de votre commune qui sont développées (que vous comptez développer) ) leur égard . (réunion d’accueil et d’informations pour les nouveaux arrivants, aide aux démarches administratives et à l’intégration etc.)

Nathalie Griesbeck, « La compétence et le coeur en plus » - MoDem : Lorsqu’un citoyen européen - ou non communautaire - arrive à Metz, le premier obstacle est naturellement d’ordre linguistique et culturel. Alors même qu’il n’est normalement pas de la responsabilité de la Ville d’accompagner ces nouveaux messins dans le règlement des questions liées au titre de séjour, à la recherche d’un logement, aux relations avec les fournisseurs d’électricité (...), je crois qu’il convient de veiller à la mise en place des meilleures conditions possibles d’accueil.

La ville doit en tout premier lieu faire un effort pour que les mairies de quartier, éventuellement relayées dans un second temps par les associations, puissent accueillir et conseiller les ressortissants communautaires. Les compétences linguistiques des agents d’accueil doivent être développées et l’accompagnement de ces nouveaux messins doit être mieux organisé.

Il semble par ailleurs évident que la formation linguistique des ressortissants communautaires (et également non communautaires) constitue un élément déterminant pour leur pleine intégration à la vie messine.

André Rossinot, "Nancy Passions" - Majorité présidentielle : Pour les nouveaux arrivants, nous avons déjà l’accueil des Nouveaux Nancéiens, la cérémonie en faveur des étudiants étrangers et Faim d’échanges (avec le CROUS). Mais vous avez raison, il convient d’aller plus loin.

Je propose que nous réfléchissions ensemble à l’idée d’une rencontre annuelle avec des « euro-citoyens » de Nancy ayant fait la demande et obtenu la nationalité française ou ayant la double nationalité.

Je profite de cette occasion pour vous inviter, dans le cadre des rencontres organisées par « Nancy Passions » dans le cadre des prochaines élections municipales, à une réunion sur « Nancy l’Européenne, Nancy l’Humaniste », mercredi 5 mars à 8H30, à la Brasserie Carnot (le Couarail), rue Guerrier de DUMAST : venez nombreux échanger avec nous !

Dominique Gros, « Ensemble pour l’avenir de Metz » - Parti Socialiste : Voir réponse précédente.

Les Jeunes Européens - Lorraine : Comment votre politique de transport dans le cadre municipal ou de l’intercommunalité prendra-t-elle en compte les besoins des travailleurs transfrontaliers ?

Nathalie Griesbeck, « La compétence et le coeur en plus » - MoDem : La mobilité des citoyens à travers l’Europe constitue un élément fondamental. En partageant ensemble des moments forts de la vie, les transfrontaliers vivent l’Europe au quotidien. La situation géographique de Metz en région frontalière constitue un atout que la ville doit développer. Il est important que les messins puissent se rendre facilement chez nos voisins luxembourgeois, allemands ou belges. L’inverse est également vrai. Metz doit développer son attractivité et rayonner en tant que véritable métropole européenne.

La question de l’intermodalité des transports et de la liaison ferroviaire entre Metz et les régions frontalières, notamment le Luxembourg, constitue un problème majeur auquel la prochaine municipalité doit impérativement apporter une réponse. En effet, avec une autoroute A 31 surchargée en période d’affluence, la logique serait d’inciter les frontaliers à utiliser davantage les TER entre Metz et Luxembourg. Malheureusement, la fréquence des TER est insuffisante et les nombreux de retards découragent les frontaliers à emprunter ce mode transport. Il est impératif que la Ville de Metz, en lien avec le Conseil régional, s’empare enfin de ce problème.

Au delà des questions de transport des frontaliers, des problèmes subsistent également en matière des droits à la retraite, de protection sociale, ou encore d’apprentissage. Il est urgent que la puissance publique règle ces questions pour que la mobilité des travailleurs soit une réalité qui ne subisse aucune entrave.

André Rossinot, "Nancy Passions" - Majorité présidentielle : Aujourd’hui le phénomène des travailleurs transfrontaliers, aussi bien vers le Luxembourg que vers l’Allemagne (Sarre) est une réalité. La Lorraine est en effet la seule région frontalière de France à avoir 3 pays voisins, membres de l’Union Européenne.

Le Sillon Lorrain, réseau de Villes et d’agglomération dont fait partie Nancy et le Grand Nancy, travaille sur ces questions. Le TGV Est européen, avec son prolongement au titre de la « Magistrale pour l’Europe », le projet d’une nouvelle liaison autoroutière sont de ce point de vue des enjeux essentiels en matière de transports, d’intermodalité et de déplacements.

Dominique Gros, « Ensemble pour l’avenir de Metz » - Parti Socialiste : Avec la région nous développerons la fréquence des trains entre Luxembourg et Metz et la qualité du service.

Illustration
- cartographie de la région Lorraine, source Wikipedia.
- photographie de Nathalie Griesbeck, source Wikipedia.
- photographie d’André Rossinot, source : Avf Nancy.
- photographie de Dominique Gros, source : site de la ville de Metz.

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Vos commentaires

  • Le 11 mars 2008 à 11:52, par Diego En réponse à : Municipales en Lorraine et Européens

    Il ne s’est pas vraiment foulé dans ses réponses le camarade Dominique... Quant à Griesbeck il y a quand même un gros décalage entre le discours et les actes. Messin moi-même, l’ouverture européenne pour les jeunes lorsque Griesbeck était adjointe au maire de Raush, je ne l’ai jamais vu s’appliquer !!

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