Rome le 25 mars 2017 : il est temps d’agir pour l’Europe !

, par Roberto Castaldi, traduit par Stéphanie-Fabienne Lacombe

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Rome le 25 mars 2017 : il est temps d'agir pour l'Europe !
Le traité de Rome a été signé en 1957. © Jaime Pérez (CC BY-NC 2.0) flickr

L’Europe se trouve dans une crise existentielle. Le 60e anniversaire du Traité de Rome sera un moment décisif de l’histoire de l’Union Européenne. Pour les institutions européennes ainsi que les gouvernements nationaux, il est temps de se réveiller. Et, au final, c’est à la société civile européenne, c’est-à-dire vous et moi, nous tous, d’agir ! Un appel vital de Roberto Castoldi.

Au sommet de Bratislava a été présentée la voie à suivre pour relancer l’Union Européenne à l’occasion du Conseil européen qui se tiendra à Rome le 25 mars 2017, en même temps que les festivités du 60e anniversaire du Traité de Rome qui avait établi la Communauté Économique Européenne ainsi qu’Euratom.

Toutefois, au lieu de célébrer, on ferait mieux d’agir ! L’Union se trouve dans une crise existentielle venant de différents conflits qui ne peuvent être résolus par les États-membre individuellement, et il manque à l’Union les compétences pour les résoudre au niveau supranational, & par la même répondre aux besoins des citoyens.

La crise économique, financière et sociale est essentiellement liée au caractère semi-fini de l’union monétaire. Le rapport des quatre présidents de 2012 ainsi que le Rapport des Cinq présidents de 2015 reconnaissent la nécéssité d’une intégration plus complète pour créer une vraie union économique et monétaire. Les crises géopolitiques dans les pays autour de l’Europe sont la cause structurelle des mouvements des réfugiés et de migrants et engendrent des tendances extrémistes. Ces menaces demandent une plus forte intégration et la création d’une politique extérieure et de défense commune ainsi qu’une européanisation de la sécurité intérieure, des services secrets et de la politique d’asile.

Le Brexit a été possible à cause de l’incapacité de l’Union Européenne de réagir aux enjeux contemporains. Et il pourrait devenir le début de sa désintégration. Les crises ont permis la montée de forces nationalistes, à l’allure populiste, dans nombre de pays européens. Les mêmes dynamiques qui pendant les années 1930 ont mis au pouvoir des régimes autoritaires sont observables aujourd’hui. La démocratie libérale ainsi que la civilisation européennes sont en jeux. L’Union Européenne est le principal ennemi des nationalistes populistes, car elle est la garante de la démocratie libérale, le pillier de notre civilisation, l’instrument principal pour résoudre des problèmes communs. Alors que les nationalistes peuvent gagner seulement par la peur et l’échec des acteurs européens.

Il est temps d’agir

  • Les institutions européennes doivent agir. Elles essayent de faire avancer le processus. Durant les deux dernières années, la Commission a fait preuve de flexibilité : le plan d’investissement Juncker, le renouveau du débat autour d’une union monétaire complétée, une nouvelle stratégie de politique extérieure, des impulsions pour une politique de défense commune. Le Parlement européen va accepter et discuter les rapports Bresso-Brok, Verhostadt et Beres-Borge, qui contiennent des propositions pour une intégration approfondie dans le cadre des Traités actuels ainsi que des idées pour changer ceux-ci et de créer un poste budgétaire pour la zone euro. Ces institutions devraient continuer dans cette direction, jusqu’à proposer une réforme globale des Traités.
  • Les gouvernements nationaux doivent également agir. Jusqu’à présent, ils se sont contentés de regarder les oiseaux voler, afin de ne pas devoir prendre de décisions anticipées et n’ont pas su répondre aux défis contemporains.
  • La société civile européenne et tous les citoyens et citoyennes doivent agir. Un grand nombre d’événements sera organisé à Rome pour fêter l’anniversaire du Traité. Soyons honnêtes, cela ressemblera à l’orchestre qui joue pendant le naufrage du Titanic. Mais il y aura aussi un événement issu de la société civile et qui lancera le défi à l’Union Européenne de changer, de se renouveler, d’approfondir son intégration et de finalement créer l’union politique, la “Fédération européenne” mentionnée dans la déclaration Schuman du 9 mai 1950 comme but suprême de l’Union.

Rejoignez-nous à Rome pour donner un signal fort !

Le soir du vendredi 24 mars aura lieu une marche aux flambeaux et le matin du samedi 25 mars une assemblée européenne ainsi qu’une marche pour l’Europe (#MarchForEurope2017). Ce sera l’occasion de finalement mobiliser la société civile et les citoyens européens pour sauver l’Union Européenne et de pousser les acteurs politiques à prendre les décisions nécessaires. Si vous pensez qu’il est temps pour l’Europe d’agir, agissez vous-mêmes en premier. Venez à Rome et soutenez-nous pour réaliser le changement !

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